Author Archive

The reason why there is no English or Inutktitut version

I am aware that the blog should have been in English and in Inuktituk because of the theme of the book and to be able to reach more people. I apologize for that. The blog is my initiative to create more synergy around the book project. Unfortunately, I have no time at all to translate all the content nor do I have any skill (I am French from the south of France). I hope you understand.However, one of the most important features of the project is that the book is in three languages – Inuktituk, English and French!We’ll keep in touch and hope to see you in October 2010 for the release of the book.Cheers!

Le choix d’une maison d’édition, une rencontre

Le choix d’une maison d’édition est une étape cruciale pour la genèse d’un livre. Il s’agit d’une collaboration qui exige confiance, valeurs partagées et atomes crochus. Pour rester cohérent avec notre démarche, nous avons choisi de travailler avec une maison d’édition du Québec, pour un livre sur le Nunavik c’était l’évidence! Après de nombreux contacts avec différents éditeurs, les éditions du Passage se sont imposées comme le partenaire idéal, pour la très grande qualité de ses ouvrages, son ouverture d’esprit et son caractère si unique. Loin du mercantilisme, une manière d’aborder le livre avec un standard d’excellence tout en demeurant accessible. Nous leur laissons la place pour se présenter…Les éditions du passageLes éditions du passage sont nées en septembre 1999. Du simple désir de faire un livre jusqu’à la volonté d’en faire métier, il y a eu des hasards, des incidences. À l’image même de ce parcours, notre objectif est de concevoir des ouvrages où se créent des rencontres entre auteurs, artistes, illustrateurs. Et de faire advenir la beauté, le sens, la réflexion à partir de ces rencontres.Les gens de notre équipe proviennent d’horizons multiples, aussi nos intérêts sont diversifiés : littérature, patrimoine, psychologie, art, philosophie, architecture, sciences, histoire, multiculturalisme… Toutefois, notre ligne éditoriale est cohérente, toujours la même. Créer des ouvrages intelligents et beaux dans la tradition du livre « objet ». Objet de connaissance, objet de désir.Dans un marché d’abondance où le lecteur ne sait plus faire la différence entre un livre important et un bouquin au goût du jour, nous voulons que les éditions du  passage soient une référence, synonyme de qualité littéraire et iconographique. C’est pourquoi nous ne misons pas sur la quantité d’ouvrages que nous publions. Selon nous, un livre a une belle et longue vie lorsqu’il a été pensé longuement, c’est pourquoi l’aboutissement de chacun de nos livres est le fruit d’un long processus de gestation.Déjà à travers certains de nos ouvrages, Les Croix de chemin au temps du bon dieu, Têtes de violon, Confessions animales – Bestiaire et Bestiaire II, nous explorions et cherchions à faire découvrir le patrimoine et le territoire d’un Québec inusité. Nunavik – Québec inconnu est une nouvelle et belle rencontre qui nous permet de suivre cette voie. Explorer le livre d’art en donnant l’opportunité à des artistes et des auteurs d’origines diverses de s’exprimer, tant par l’écriture que par l’illustration ou encore la photographie, pour rendre accessible un patrimoine culturel.www.editionsdupassage.com

Bienvenue sur le blogue Nunavik, Québec inconnu

Bienvenue sur le blogue Nunavik, Québec inconnu.Vous allez pouvoir, au cours des prochains mois, et ce jusqu’à la sortie du livre en librairie en octobre prochain, découvrir quelques textes qui toucheront de près ou de loin ce livre. Cela pourrait être des messages de collaborateurs mais aussi des textes sur des sujets connexes au livre.La genèse du projetMario Faubert, photographe aérien, a parcouru la planète pour son travail photographiant les merveilles que recèle la nature aux quatre coins du monde. En 2007 et 2008, Mario a parcouru le Nunavik et le choc fut grand. Ébloui par la beauté du Nunavik, Mario décide de partager cette rencontre, ce coup de foudre. Ainsi est né le projet de livre. Trois mille clichés et quelques belles rencontres plus tard, la vie nous offre le plaisir de vous présenter la genèse du livre.Dans la région arctique du Québec, au nord du 55e parallèle, le NunavikLe Nunavik, vaste territoire vierge de 507 000 km2 est bordé par la baie d’Hudson à l’ouest, par le détroit d’Hudson et la baie d’Ungava au nord ainsi que par le Labrador à l’est. Avec un décor grandiose, entre toundra et taïga, le Nunavik livre ses montagnes, fleuves et lacs comme une offrande aux dieux de la nature. Un peuple noble, une faune et une flore d’une richesse extraordinaire. Le choc est intense, la magie est puissante… Vous serez touchés, envoutés. Nunavik, le Québec inconnu.Merci de partager notre aventure !

Mario et l’avion

Mario Faubert, photographe et auteur du livre à sortir Nunavik, Québec inconnu, décrit sa passion pour l’aviation.Un désir, la liberté. L’avion, un compagnon de routeJ’ai toujours voulu voler. Aussi loin que je me souvienne, j’ai eu ce désir de liberté, ce désir de me sentir léger, de me sentir décroché de l’apesanteur. Le désir de voir la terre d’en haut est venu en premier. La photographie est arrivée après dans ma vie… Je pourrais dire que la majorité des pilotes ont cette passion de liberté. Des aviateurs, des héros qui ont marqué mon enfance : St-Exupéry, Mermoz, Lindberg, pour ne nommer que ceux-là.Si c’était possible de remonter le temps, j’aurais aimé faire partie de l’équipe de pilotes de l’Aéropostale (http://remb.free.fr à visiter sans faute). Cette compagnie a été mise sur pied au tout début de l’aviation dans la région de Toulouse en France dans le but de livrer le courrier sur toute la côte africaine par avion. Avant l’avion,  le courrier était distribué par bateau. Ainsi, entre la France et l’Afrique, cela prenait de longs mois. Les avions utilisés étaient des biplans français, les Latécoères (un peu comme dans le film le patient anglais). J’aurais beaucoup aimé faire partie de cette confrérie d’aviateurs livrant le courrier sur la côte africaine, survolant des centaines de kilomètres au-dessus des dunes, atterrissant sur des pistes de sable où il n’y avait pratiquement rien. Liberté presque totale, aucune règlementation, que juste l’aviateur et les éléments. J’ai ressenti cette ivresse lorsque j’ai fait des photos en Mauritanie, pays des hommes bleus. Même sentiment au-dessus du désert au Pérou. Les pionniers de l’aviation ont même poussé l’audace en traversant l’Atlantique vers Natal au Brésil! Imaginez-vous assis dans un monomoteur biplan traverser ce gigantesque océan pour la poste !C’est cette audace qui m’anime, ce désir d’aller au-delà du connu. Que ce soit comme pilote de ligne par le passé ou comme pilote-photographe maintenant, l’avion est un bon compagnon sur les routes de la liberté.