Sahara


Photographie aérienne de la mauritanie

26 septembre 2005, vue aérienne de la capitale de Mauritanie, Nouakchott . Premières images de l’expédition dans le Sahara qui nous mènera jusqu’à la limite du Mali pour rapporter des beautés du ciel dans le cadre de La terre vue du ciel ( Yann Arthus Bertrand de Paris ).

Photographie aérienne de la mauritanie

Village de Chinguetty perdu au milieu du Sahara à 400 milles nautiques de la côte Atlantique. Photo prise au coucher du soleil très belle lumière sur l’immensité du désert. À noter ciel bleu d’azur signe de sécheresse et d’absence de pluie pendant des mois. Une panne de moteur et c’est la catastrophe car rien à des centaines de kilomètres autour.

Photographie aérienne de la mauritanie

Retour des barques de pêche sur les plages de Nouakchott à la fin de la journée. Tout le poisson du pays vient de ses bateaux ; denrées essentielles pour les traversées du désert en chameau

Photographie aérienne de la mauritanie

Homme solitaire à la fin de la journée sur les dunes autour de Chinguetti. Même par des températures de 40 degrés et plus les habitants du désert portent toujours des vêtements longs et souvent de couleurs très pâles. À noter la lumière excellente du coucher de soleil.

Photographie aérienne de la mauritanie

Caravane de chameaux au milieu du désert à des centaines de kilomètres de la civilisation. La lumière du soleil couchant nous donne des ombres exceptionnelles. Ces chameaux sont destinés à être vendus à leur destination en Algérie si tous peuvent arriver, car les conditions du désert sont étouffantes avec des températures de 40 degrés et plus. Lors de la prise de cette photo, je me souviens que moi-même j’étais tout trempé de sueur dans mon siège de cockpit et je me suis dit ¨mais qu’est-ce que vous faites ici ?¨

Photographie aérienne de la mauritanie

Seul arbre rencontré sur des centaines de kilomètres de sable à perte de vue. St-Exupery se serait sûrement posé près de lui pour profiter de son ombre.

photographe aerien

Troupeau de chameaux au départ de la capitale Nouakchott en direction du Maroc où ils seront vendus encore une fois soit pour la viande ou comme animal de travail. Les chameaux sont des alliés de taille pour la survie en terrain désertique et ont un prix très élevé.

Photographie aérienne de la mauritanie

Le Sahara !!! Magnifique vue de la côte Atlantique avec ses dunes à perte de vue. Imaginez-vous en vol des heures et des heures sans voir autre chose que des dunes. On se sent parfois faire partie du film Le Patient anglais…

Photographie aérienne de la mauritanie

Photo en diagonale décrivant très bien ce sentiment de petitesse face à ce géant Sahara. Que des dunes et quelques pierres sans fin.

Photographie aérienne de la mauritanie

Photo avant le départ de l’expédition dan le Sahara. Les deux hommes bleus sont les propriétaires de ce seul avion privé du pays un Cessna 206. Je suis avec l’autre pilote Nicolas un français avec qui je suis resté très bon copain ( il vole maintenant un Boeing 777 avec Quatar Airways ). La bouteille d’eau que l’on voit par terre n’est qu’une parmi une trentaine que nous avions dans la carlingue en cas de cette redoutable panne moteur en plein désert. À part quelques ennuis avec la batterie et une tempête de sable à Atar, ce monomoteur a très bien fait le travail aérien.

Photographie aérienne de la mauritanie

Bureau de l’aéroclub de Nouakchott là où Antoine de St-Exupery ( auteur du Petit Prince ) a volé pour l’aéropostale au début de l’aviation vers 1920. Le but de cette grande aventure était de livrer la poste partout dans un temps record comparativement à des mois en bateau.

Toute la prise photos a été réalisée avec Diapos Fuji 35mm. 50 rouleaux de 36 diapos chacun ont été apportés avec moi dans le cockpit. Pour ceux qui ne connaissent que la photo numérique on ne peut imaginer la complexité de la prise photos avec ces rouleaux de diapos. À chaque 36 photos, il fallait recharger la caméra avec un autre rouleau et cet exercice pouvait faire en sorte que des grains de sable pouvait contaminer le boitier ou carrément endommager les rideaux de la caméra lors de fortes turbulences ( ça m’est arrivé…). Le survol de ce territoire africain a nécessité des heures de négociation avec le ministre du tourisme en plus de sommes d’argent. De plus un examinateur du gouvernement a du nous accompagner en vol à nos frais pendant toute l’expédition. À chaque escale pour du carburant l’armée nous attendait au sol et vous pouvez vous imaginer à quel point tous les papiers devaient être en règle… Malgré tout ce territoire est tout à fait magique !